Marika POLASEK

galerie

Marika POLASEKMarika POLASEKMarika Polasek - Transition au monde (détail) - Xylographie

Née à Dax en 1975


Études

Intervenant plasticien graveur depuis 2016 aux musées Paul Dupuy et Labit de Toulouse
Ecole d’art de Bayonne 1991 – 1995
Atelier taille-douce 1992-1995, Bayonne et photographie, Biarritz
Ecole des arts décoratifs de Strasbourg 1995-2000
Université Bordeaux 3 , 2000
Représentation de la France à la Biennale de la petite gravure de Timisoara, 2006
Sélectionnée pour Acqui Term, 2009
Sélectionnée pour la première TKO lntemational Miniprint Exhibition 2016
Selectionnée pour le festival Graphéïne du Grand Toulouse, 2016
Biennale SudEstampe, Nîmes, 2016


Publications

Graphéine #8
Parcours des Arts novembre 2016
Festival AVC 2016
The 1st TKO International Miniprint Exhibition 2016
Triennale européenne de l’estampe contemporaine, en LRMP, Estampadura, 2016
Biennale de Magné, 2015
Triennale européenne de l’estampe contemporaine, en Midi Pyrénées, Estampadura, 2010
Prix Acqui Terme, 2009
Biennale de la petite gravure de Timisoara, 2006
Diplôme 2000 , École des Arts décoratifs de Strasbourg

Expositions

Expositions personnelles

2016
" Impressions ", Le Majorat-Arts visuels, Villeneuve Tolosane, 31 pour le festival du dessin contemporain Graphéïne sur le Grand Toulouse

Expositions collectives

2016
Autour de l’estampe , Estampadura, Galerie 21, Balma, 31

Salon d’Automne de Castelsarrazin , 82

Biennale SudEstampe, Galerie de la Salamandre, Nîmes, 30

Estampes , Médiathèque de Mont de Marsan, 40

Body action, hommage à Paul Kölig, Novy Jičin, République tchèque

Réalités gravées , Galerie municipale, Rieux Volvestre, 31

AVC Festival , Chelles, 77

Galerie Irohani, Kyoto, Japon

Art Zone Kaguroaka, Kyoto, Japon

B- Gallery, Tokyo, Japon

Galerie L’acadie, Cajarc, 46

Art Expo Galerie Domus Romana, Rome, Italie

" Estampes ",Bilbliothèque d’étude et du patrimoine, exposition d’estampes du dépôt légal, de Toulouse, 31

2015
" La lettre, signe vivant ", Maison des Associations, Toulouse, 31


Collections publiques

Musée d’Art de Brasov, Roumanie

Fondation de la Région Cantabrique, Espagne

Fondation d’Acqui Term, Italie

Musée d’art graphique de Machida, Japon


Le travail de l’artiste

Depuis maintenant plusieurs années, je travaille sur le territoire qui va de la réalité du portrait à l’espace dans des pratiques multiples (photos, peintures, gravures, sculptures et livres d’artiste, vidéo).
À la fois je tourne et retourne à la frontière du médium qui devient contact et lieu à la fois.
J’aborde d’emblée cette question de l’Histoire et par conséquent de la mémoire comme la développe Paul Ricœur dans son essai « La mémoire, l’histoire, l’oubli ».

Il mène une réflexion sur cette mémoire qui au départ personnelle devient collective : devoir de mémoire, laisser une trace comme l’histoire de l’art l’a réalisé et la notion de commémoration, de souvenir.
D’où se produit le rapport matrice et multiple : il s’inscrit dans la mémoire non seulement physiquement dans le travail de gravure mais également dans la métaphysique, de l’infra mince que détermine Marcel Duchamp à travers son recueil « Duchamp du signe » où il fonde le postmodernisme :
« Quand la fumée de tabac sent aussi de la bouche qui l’exhale, les deux odeurs s’épousent par INFRA-MINCE »
La Gravure, instrument du témoignage, par son contenu iconographique, devient l’indice. Son idée est l’incarnation de son propre regard au monde, son rapport aux autres. L’empreinte de la matrice est instable où tout détail transgresse le fil. Le sens iconographique a plusieurs registres d’interprétation. Le visible et l’invisible s’interpénètrent.
La mémoire, c’est la capacité de souvenir et de représenter le passé. Elle entretient la notion d’histoire. Elle est transférée sur ma matrice. Éprouver la distance, un lieu dans un renversement des coordonnées spatiales.

« C’est un véritable paysage, avec dépressions, lits de rivières, montagnes, plateaux, un relief semblable à la croûte terrestre. Le paysage qui nous entoure, nous le possédons à l’intérieur de cette boîte de projection. C’est le paysage à l’intérieur duquel nous pensons, le paysage qui nous enveloppe. Un paysage à parcourir, à tâter, à connaître avec le toucher, à dessiner point par point, comme l’aveugle tâtonne de sa canne et déchiffre l’espace qui l’entoure », L’image du Toucher, George Didi-Hubermann
L’empreinte renverse.

L’espace peu à peu transgresse le territoire, la surface le détermine entre les limites artificielles et les limites physiques (réf. Segalen et Proust).
Mais dans la visée du Tirage, le risque d’erreur est possible. On est à nouveau dans la notion de mémoire puisque la matrice est multipliée…

Sur le plan technique, le renversement du motif, par l’encrage de la matrice (le support gravé en bois, en lino ou en métal) dévoile une relation directe : peindre autrement. Son absence autant que sa présence devient une évidence. Le papier, sous l’effet de la presse, révèle des volumes (l’infra mince) et provoque quelque chose de l’ordre de la sculpture comme le véhicule Baselitz alors que pour Barnett Newman, c’est dans l’espace pictural. Il est vrai que ça pourrait être un grand écart. Mais malgré tout, l’image s’organise et apparaît aussi bien dans l’espace bidimensionnel que tridimensionnel. Le point de départ. Une forme d’indice, la matrice.

L’espace de gravure se déplace au-delà de sa limite d’impression.
Ce renversement indique la démonstration de la relation recto verso où la feuille présentée s’empare de son verso comme une relation directe. Elle génère une conscience, un choix qui tend vers le livre, livre d’artiste.
Ce qui amène au pouvoir de l’image, car pour diffuser quelle que soit l’Idée de la gravure était l’image. Au XIX siècle, la photographie est expérimentée mais dans un regard pictural. C’est au même moment que je m’initie à la photographie noir et blanc avec toute la chimie.

En conclusion, l’espace gravure traverse la notion de mémoire puisqu’elle précède dans son essence originelle la photographie. J’entretiens une relation picturale du point de vue formel. C’est-à-dire je transgresse la peinture dans la gravure. Elle devient une peinture incarnée et déplacée où le graphisme prend sa picturalité dans son aspect global et de l’ordre de l’indice, de la trace. Des similitudes peuvent se déterminer dans la sculpture en devenant une forme de micro sculpture et de multiple. Le moule comme la matrice est de l’ordre du multiple et en ayant l’absence de l’original dans ce sens se réfère à la vidéo et l’infra mince…


Contact

645 , rue du Colonel Jules Gleizes Quartier Toumiou

31220 Lavelanet de Comminges

0615777096

www.espacelucrece.fr