Charlotte MASSIP

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Charlotte MASSIP


Expositions

Nombreuses expositions en France, mais aussi en Angleterre, Belgique, Bulgarie, Espagne, Liban et Turquie.
Distinguée en 2012 comme résidente de la Casa Velasquez à Madrid, où elle réalise une série de Saintes Martyres en grand format.
Prix jeune gravure du Salon d’automne de Paris 2016.


Le travail de l’artiste

...Charlotte est une aquarelliste qui grave Jekill doublée d’une graveuse qui aquarelle Hyde. J’exagère. La vérité, c’est qu’elle marie à merveille l’incision et l’effleurement, la caresse et la morsure. Y aurait-il, dans ces mots définition plus délicieuse du génie de séduire ?
...Charlotte, elle, me comprendra sûrement. La preuve : elle dissèque comme elle respire, en congédiant toute la monotonie du monde. Ses disséqués, elle les amuse, les tourneboule, les bringuebale, les irise, au gré de ses caprices anatomiques, et quand j’écris « caprices », j’entends aussi une musique. Ses disséqués, elle les réopère, avec des tire-bouchons cette fois, ou des amulettes, ou encore des prothèses baroques, héritées de je ne sais quel carnaval moyenâgeux, du temps où les éclopés dansaient au bras des ingambes.
MARCEL MOREAU "Mes, drôles, de disséqués" extrait pari dans ARTENSION n°7


Baroques, surréalistes, innovantes, les œuvres de Charlotte MASSIP ont pris une place originale dans la gravure contemporaine.
L’artiste poursuit depuis plusieurs années un travail sur le corps et l’anatomie, notamment féminine. Elle s’y autorise d’étranges transgressions des lois biologiques pour déplacer les organes, changer leur rôle et leur faire subir des greffes imprévues. Le squelette y vit une mutation débridée, abandonnant son aspect naturaliste pour entrer dans un monde onirique. Transformation radicale qui lui confère des pointes de légèreté, de volupté et d’humour, pour mieux camoufler les états d’âme dont l’auteur l’a habillé.
Le souci du détail est extrême : sur ces planches quasi-anatomiques qu’il faut lire longuement, une imagination sans préjugés ni pudeur bouillonne et sème notes de musiques, sexes, angelots, atlantes et cariatides antiques.
Aveyronnaise, Charlotte MASSIP est née en 1971. Elle a été amenée au dessin et à la gravure par sa fascination pour le détail. Formation gravure à Paris à l’école Estienne, d’où sont issus les graveurs des timbres français. Puis formation dessin à Strasbourg aux Arts Déco. Et influences multiples revendiquées : Hans BELLMER, Fred DEUX, Domenico GNOLI, Jose HERNANDEZ, Roland TOPOR, Georges BATAILLE, Georges BRAQUE, Max ERNST, Giorgio DE CHIRICO.
A ses débuts elle produisait des eaux-fortes de petits formats. Ceux-ci deviennent de plus en plus importants, s’adoucissent d’aquarelle, font appel à la photogravure et s’enrichissent d’incrustations d’empreinte de tissu ou de plume par la technique du vernis mou.


La phrase fétiche de Charlotte MASSIP : "Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse." Nietzsche (Ainsi Parlait Zarathoustra).


Contact

Charlotte Massip
Mas de Pauty
12260 Villeneuve
charlotte.massip@orange.fr
https://www.charlottemassip.com


Liens autour du travail de Charlotte Massip

https://drive.google.com/file/d/1cI7fRMX0ZuBB2U1lTTiL1giBijWqPRlP/view?usp=sharing

https://youtu.be/9Rh56Vg9358